Mercredi 6 Juin10 h30 à Espalion, première
Communion pour les enfants du C. M. 1 des Relais d’Espalion, Estaing et du
Nayrac, qui ont au moins deux ans de catéchisme.
Dimanche 10 Juin 10 h30 à Espalion, première
Communion pour les enfants du C. M. 1 des Relais d’Espalion, Estaing et du
Nayrac, qui ont au moins deux ans de catéchisme.
Mercredi 20 Juinà Espalion, de 10h00 à 15 h00,
Rassemblement et préparation au Sacrement de Réconciliation pour les enfants du
C. E. 2 qui sont au catéchisme.
Dimanche 23 Juin11 h00, à St
Côme,première Communion pour les
enfants du C.M.1des Relais de St Côme et St Chély, qui au moins deux ans de
catéchisme.
Rencontre Nationale de la JICF à Rodez
Sur le thème :" La famille : des racines et des
ailes ?"
Le
week-end du 21-22 avril, a eu lieu à Rodez la rencontre Nationale de la JICF (Jeunesse Indépendante Chrétienne Féminine),
mouvement d'Action Catholique pour les filles de 14 à 28 ans.
C'est avec beaucoup
de plaisir que les filles de Rodez ont accueillie celles de différentes régions
comme Paris, Montpellier, Alès, Espalion…Ce fut l'occasion, pour certaines, de se retrouver et pour d'autres, de
faire des rencontres.Durant 3 carrefours,
nous nous sommes retrouvées en groupes pour partager et échanger autour d'un
thème : "La famille : des
racines et des ailes ?" Thème très riche qui nous a permis de
réfléchir, en profondeur et en vérité :
-Pour moi, qui est
ma famille ? famille de cœur… famille de sang ?….
-Ma famille,
quelles racines me donne-t-elle ? Quelles ailes ?
La différence d'âge a permis de rendre les
échanges surprenants et intéressants.
En veillée, les
filles de l'Aveyron, nous avons fait découvrir aux autres, les danses
traditionnelles de chez nous et les spécialités du département. Toutes ont été
séduites par le gâteau à la broche et intriguées par les tripoux. La journée
s'est achevée par un moment de prière et de calme.
Le lendemain,
dimanche, un partage très fructueux et enrichissant, nous a fait réfléchir sur
le chapitre 3 de la première lettre de St Jean : "Nous devons aimer, non pas
avec des paroles et des discours mais par des actes et en vérité."
Ensuite, c'est tout naturellement que
nous avons participé à une célébration, rendue vivante et dynamique grâce aux
chants et aux prières préparés par l'Équipe Nationale.
Malgré la pluie qui tombait à flots, cela ne
nous a pas empêchées de passer un super week-end toutes ensemble. Mais très
vite, après tous ces bons moments, il était déjà temps de se dire au revoir et
pour toutes de rentrer la tête pleine de bons souvenirs avec… l'envie de revenir l'année prochaine...
Quelques membres de l'équipe
d'Espalion : Éléonore, Audrey, Mathilde, Marina.
Réflexions sur les
textes du Concile 1 mai 2012
Il y a
cinquante ans, l’Eglise ‘s’asseyait pour faire le point’.Dimanche 29 avril, 5ème du mois, l’ensemble des Relais était
rassemblé. Le mot d’accueil nous resituait par rapportau concile: Un concile pour vérifier la Foi
de l'Eglise, pour répertorier et prendre en compte les questions nouvelles que
pose l’évolution des sciences et de la société, pour ajuster la manière
d’annoncer et de célébrer afin que notre parole soit compréhensible
aujourd’hui. Puis, au fil de la célébration de la Parole, les 6 équipes se sont
exprimées.
Remontée de la
réflexion des équipes:
v«Nous étions 6 personnes réunis le mardi 17 avril
autour du PèreBoyer pour relire et
approfondir les enseignements du concile. C’est le chapitre 4 qui a retenu
notre attention: "Quelle vision de l’Homme ?" et plus
particulièrement: «l’homme aux prises avec les contradictions de notre temps»
et «la dignité de l’homme.»
Ces textes écrits il y a
cinquante ans sont d’une actualité saisissante, mettant en évidence des
contradictions tout à fait actuelles, telles que, entre autres: richesse et
famine – liberté et asservissement – échange des idées etextrême diversité des opinions…
Le terme de ‘concile prophétique’
a bien toute sa place. L’homme prime sur toute considération, et en
particulier, sur l’économie et le marché.
Est-ce bien ce que nous vivons
aujourd’hui ?De nombreux exemples
actuels (respect de la planète, respect de la vie sous toutes ses formes,
respect des différences…) nous montrent que cette dignité de l’homme est
souvent bafouée. Une participante s’interrogeait: Quelle serait l’attitude de
Jésus s’il revenait parmi nous aujourd’hui? Ne chasserait-il pas les marchandsdu temple?Parole à méditer…
Une prochaine rencontre sera
programmée au mois de mai.- Une équipe d’Espalion
vC’est avec notre équipe de
"néophytes (nouveaux baptisés) et nos accompagnateurs, que nous continuons
à découvrir ce qu'est l'Eglise et que nous avons entrepris de réfléchir au
"concile Vatican II". La première question pour nous, étant : «
Qu’est-ce qu’un concile ? »
Pour nous dans l’Eglise tout est
découverte et grâce à l’intervention compétente du Père Boyer et des documents
proposés, nous avançons petit à petit dans la découverte deson histoire : un peuple choisi par Dieu
(nous en sommes la meilleure preuve !) un peuple structuré avec un évêque que
nous avons eu la chance de rencontrer plusieurs fois dans notre démarche. Nous
avons appris ce qu’est un diocèse et comment cela fonctionne.
Tout cela nous intéresse et nous
avons décidé de continuer à nous réunir pour approfondir cette vie de l’Eglise
à travers le concile Vat II et en utilisant le livret proposé par le diocèse. Equipe Catéchuménats _
v«Le Relais d’Estaing s’est réuni trois fois.Les deux premières rencontres ont pu
constituer deux groupes de partage, et la troisième un seul.Les thèmes ‘piochés’ dans le fascicule
diocésain furent successivement:*Le
Peuple de Dieu, sa nature et sonidentité. *Le
Peuple de Dieu, son visage et sa composition. *Le rapport de l’Eglise au monde.
Si, quasiment pour la première
fois dans l’histoire de l’Eglise, un concile a tenu à s’ouvrir au dialogue avec
la modernité, du monde plutôt que de se défendre contre ses erreurs, il fût
très enrichissant d’aborder ce thème de la nature de l’Eglise, de ses rapports
internes et de ses rapports au monde. Nous avons découvert ou redécouvert que,
au-delà de l’habituelle critique de l’Eglise-institution, il convenait de
remettre le Christ en son centre, de corriger le cléricalisme contraignant,
notamment par la participation accrue des laïcs aux réalités contemporaines du
monde.» Equipes d’Estaing - v Lundi 16 avril, nous étions 17 personnes à nous
retrouver ensemble, autour duP Boyer, pour réfléchir sur
l’évènementVATICANII,et
précisément sur le texte : Quelle vision pour l’homme
aujourd’hui ? L’Eglise solidaire de l’humanité et de son histoire. Oui, la
solidarité humaine existe dans notre relais et au-delà. Oui, Dieu nous parle et
nous nous sentons interpelles dans les évènements de la vie.
Le Pape Jean XXIII, par ce concile, a voulu faire
entrer, un peu d’air frais dans l’Eglise.
Ce message, ce souffle de
l’esprit saint, nous essayons de le porter dans nos visites aux malades, aux
personnes seules, âgées, ou isolées. Message de réconfort à ceux qui sont dans
la peine ou qui souffrent dans l’entraide. Au moment du concile, les
générations se transmettaient les valeurs : Valeurs morales, Valeurs
chrétiennes, Valeurs humaines
Aujourd’hui, les familles sont
dispersées, envahies par le progrès. Les modes de vies sont différentes (la vie
est trépidante : conséquences sur l’éducation des enfants, leurs comportements
sont différents). Dieu a créél’homme àson image et ce souffle d’air frais, par l’Esprit
saint, que nous avons reçus au baptême, nous aide à respecter cette dignité
humaine. Equipe du Nayrac -
v«Vendredi 13 avril, 12 personnes du Relais de Sébrazac
se sont retrouvéesavec le père Boyer,
pour une réflexion sur les textes du Concile Vatican II.Le thème était: «Quelle vision de
l’Homme ?»
A propos de texte«l’homme aux prises avec les contradictions
de sontemps», l’échange s’est engagé
sur ces affirmations: «Le genre humain n’a regorgé de tant de richesses…et
pourtant, une part considérable des habitants de globe est tourmentée par la
faim et la misère…..Jamais les hommes n’ont eu unsens aussi vif de la liberté, mais au même
moment, surgissent de nouvelles formes d’asservissement social et
psychique.» Les questions étaient posées: «Quels sont les déséquilibres
dans la société locale et jusqu’au plan international? Quelles sont les
réponses de l’homme d’aujourd’hui ainsi que de nos sociétés actuelles pour répondre
à ces défis?En quoi l’Eglise peut-elle
répondre à ces défis?En quoi l’Eglise
peut-elle, aujourd’hui, contribuer à relever ce défi ?»
Dans notre recherche nous avons
songé aux inégalités de niveau de vie entre les dirigeants des grosses
sociétés, et celui des travailleurs de ces mêmes firmes; à l’eau potable qui
est réservée à quelques-uns, lorsqu’une grande part des habitants de la planète
n’en profite pas, cette denrée étant polluée par l’industrialisation de leur
région.Nous avons pensé au sort des
agriculteurs qui parfois ne résistent pas face à la situation économique qui
leur incombe alors qu’ils ont fourni beaucoup de travail, et que la
contrepartie est insignifiante. Nous avons aussi soulevé l’émergence de
solidarités locales organisées dans l’agriculture, sous diverses formes; la
sensibilisation à l’environnement, faite auprès de tous et de nos enfants;
l’entente entre les pays qui se maintient alors qu’ils sortaient, il y a plus
d’un demi-siècle, de génocides et de violences atroces frappant les hommes. Nous,
chrétiens, nous avons remarqué l’importance de mouvements comme le CCFD, le
CMR, le service auprès des malades; mais nous avons constaté aussi que des
chrétiens sont aujourd’hui persécutés. Un autre texte mentionne: «En Eglise
peuvent, en même temps, être reconnues la dignité et la vocation de
l’homme; dans la Bible, l’homme a été créé à l’image de Dieu….il est un
être social; sans relation avec autrui, il ne peut ni vivre, ni épanouir ses
qualités.» Nous avons été surpris par le contenu très actuel de ses textes. D’autres
rencontres suivront. Les personnes intéressées peuvent se joindre à la
réflexion.» Equipe de
Sébrazac -
v«Suivant la recommandation du
diocèse, un petit groupe de quelques personnes s’est réuni à plusieurs reprises
pour revisiter à plusieurs reprises les textes du concile. Choix du thème: à
partir des multiples échanges spontanés auprès des chrétiens du relais notre
choix s’est fixé sur les souvenirs qu’ils ont retenus et gardé du Concile
Vatican II.Pour la majorité des
personnes, la réponse donnée immédiatement est: les changements dans la
célébration de la messe; pour d’autres, plus jeunes, aucune connaissance des
textes du Concile; aussi notre réflexion s’est orientée vers ‘la constitution
sur la liturgie.’
La méthode de travail préconisée par le diocèse, sous forme d
questions/réponses, nous a permis de redécouvrir ce qu’est la liturgie de
l’Eglise, et nous appelle à un approfondissement de notre Foi; une redécouverte
de notre identité de chrétien et de notre mission de baptisé dans l’Eglise,
Peuple de Dieu et Corps du Christ, qui se nourrit de sa Parole et des
Sacrements. Notre relais est un membre de ce grandCorps qu’est l’Eglise; aussi, il est vital
que nous soyons reliés aux autres relais par une communication plus effective. Toutes
ces réflexions nous engagent à être plus attentifs aux gestes, aux paroles et
au contenu des diverses célébrations des sacrements que nous vivons.» Equipe
de St Côme d’Olt
ACTUALITES
De la Grotte de Bethléem à la Grotte de Jérusalem(1 avril 2012)
Nous, Notre
Berger…et les Gourous
Jésus venaitde parcourir le monde, incognito, bien sûr.
Avant de repartir auprès de son Père, il tintune conférence de presse.Il
disait : «Je suis le vrai Berger. De même que le berger risque sa vie pour sauver
ses brebis,moi aussi j’ai risqué. Le
Père m’aime parce que je donne ma vie.
Le gourou n’est pas un vrai berger car ses adeptes ne lui tiennent pas à
cœur. S’il voit venir le danger, si la justice le poursuit, il enivre ses
adeptes de paroles mystérieuses, leur parle de transmigration vers les astres.
Quant à lui, il s’enfuit à l’étranger avec leurs biens. Ce ne sont pas de vrais
bergers; ce sont des manipulateurs pour qui les personnes ne comptent pas.
Le démon aime les gourous parce qu’ils sont des diviseurs qui prennent la
vie de leurs adeptes.
Moi, je suis le ‘Bon
Pasteur’; je connais les baptisés par leur nom, comme le Père me connaît et que
je connais le Père. Vous me connaissez, aussi, j’ai souvent été avec vous ces
mois-ci pour tenir ma promesse d’être avec vous quand deux ou trois seraient
réunis en mon Nom.J’étais avec vous
quand vous étiez réunis pour mieux comprendre les textes produits par mon
Eglise. J’ai constaté que vous n’étiez pas seulement deux ou trois, mais six,
huit, douze et même dix-sept. J’ai apprécié le sérieux de vos réunions. J’étais
avec vous quand vous étiez rassemblés pour entendre et recevoir le résultat de
votre travail.
J’étais avec vous sur
l’autel quand vous chantiez: ‘Tu es Seigneur notre Résurrection, Alléluia!’
Mais Il y a d’autres croyants qui n’appartiennent pas à mon Eglise: ceux-là
aussi je veux les conduire.Ils
écouteront ma voix et il y aura un seul Peuple de Dieu uni, et un seul Pasteur.
Ma vie, personne n’a pu me l’enlever : c’est moi qui la donne. Vous vous
souviendrez de cela chaque fois que vous vous réunirez pour rompre le Pain en
mémoire de moi.
P. Raoul
BOYER 1 mai 2012
De la Grotte de Bethléem à la Grotte de Jérusalem(1 avril 2012)
Jésus, tu es Fils de
Dieu, mais aussi fils de la terre. Dans une grotte près de Bethléem tu es
né;dans une petite grotte creusée dans
le roc, près de Jérusalem, tu es re-né, ressuscité pour la vie glorifiée. De la
terre à la terre….Tu as été qualifié de ‘Roi d’humilité’.Mais ce mot vientdu mot ‘humus’, la terre.
Dans ce jardin où une
tombe avait été creusée dans le roc, tu as été déposé à la ‘va vite’, car la
nuit approchait et le son du shofar allait annoncer le début du sabbat. A
Bethléem tu n’es pas né chez toi; à Jérusalem tu n’as pas été enseveli chez
toi: toujours ‘de passage’.
Avant que ne pointe
l’aurore, quelques heures après minuit, Marie de Magdala et Marie mère de
Jacques, s’acheminent vers le tombeau. Mais la tombe creusée dans le roc est
vide. Notre terre aurait-elle pu retenir celui qui l’a créée ! Aurait-elle
pu retenir celui qui y était né !!
Que s’est-il donc passé ?Bouleversées elles font appel aux disciples. Eux aussi constatent le
vide...
Evidence au
bout du flash back…
Jean, fermant les yeux, voit en sa mémoire, défiler les moments importants
de la vie de Jésus.
*Il voit la fête de l’amour à Cana: le vin est épuisé, mais Jésus agit et
le vin peut réjouir les convives.
*Il se souvient de ce petit enfant mourant, à qui Jésus redonne la santé.
*Il voit ce paralytique à Bethesda qui, à l’appel de Jésus, se redresse et
rentre chez lui.
*Il se souvient du pain donné à profusion à une foule assemblée pour
l’écouter près du lac de Tibériade.
*Il entend encore le témoignage de Foi de l’aveugle de naissance, heureux
de contempler Jésus.
*Il voit aussi Lazare de Béthanie qui, à l’appel de Jésus, sort de son
tombeau devant une foule ébahie.
Jean constate que du premier à ce sixième
signe il y a une progression dans la restauration de la vie.
«Mais alors, se dit-il, ce tombeau vide, n’est-ce pas le septième
signe?Sept, c’est le chiffre parfait !
Et
ce septième signe, n’est-il pas l’écho amplifié du premier, celui de Cana!C’est la fête de la vie !!»
Jean, ouvre les yeux, et parlant de
lui-même a cette phrase courte, brève et lapidaire révélatrice du choc de l’évidence: «Il vit et il crut.»
Jésus, tu es venu apporter le feu sur notre terre: le feu de la vie.
Patiemment tu as soufflé sur les braises de nos vies.De Cana à Béthanie, les brindilles de vie se
sont réchauffées. En ce petit matin de Pâques, lesbrindilles sont incandescentes: la vie est
là, le feu a pris !! Le feu de la vie a surgi comme bondit et réchauffe le
feu de la vigile pascale: flammes joyeuses et pétillantes. Parti de la tombe
près du Calvaire, le feu de la vie s’est propagé jusqu’aux extrémités de la
terre.
Qui donc pourrait l’arrêter, les persécutions? elles ont été nombreuses
mais n’ont pu stopper sa propagation! la dérision? elle ne fait que
conforter nos convictions!Nous chantons
‘Christ est ressuscité’!
Chrétiens, nous sommes porteurs
de cette flamme surgie en ce premier matin de Pâques.
Que faisons-nous de ce feu? Continue-t-il à réchauffer notre Foi?
Continue-t-il à réchauffer le monde?
«Jésus, tu le constate, en
France et en Europe, le nombre de chrétiens diminue, le feu semble
s’assoupir; est-ce pour mieux rebondir: ce ne serait pas la première
fois !»
En France, pendant la vigile pascale, environ 3.000 jeunes et adultes ont
été baptisés et ont reçu la flamme allumée au cierge pascal.Pendant cette même vigile pascale, à
Espalion, deux adolescents ont été baptisés et ont tenue en main la flammeissue du cierge pascal.
«Jésus, envoie ton Esprit. Qu’il garde vivant en nous, le feu de
la vie.»
P. Raoul
BOYER 1 avril 2012
Nouvelles Habitudes
Mars 2012
Habit-udesDans le
mot ‘habitude’, il y a le mot ‘habit’.Une habitude, c’est ce qui nous habille, ce qui nous rend repérable:
«Dis-moi comment tu t’habilles et je te dirai qui tu es… Dis-moi qu’elles
sont tes habitudes et je te dirai comment je te vois…» Une habitude c’est ce
qui cache, voile ou caractérise notre personne. Si nos habitudes sont quelque
peu gênantes ou désagréables, on nous dit que nous sommes original…que nous
avons des tics, des manies…ou pire encore, que nous sommes maniaque.
Quitter nos vieilles habitudescomme on quitte de vieux habits,pour ne pas faire ou être’‘comme d’habitude’ signifie que nous
parvenions à en acquérir de nouvelles, car on ne peutpas vivre sans quelque habitude qui nous habille
et donne de la couleur à notre personne.
Le carême… C’est ce travail qui nous est proposé pendant
le temps du Carême. Rude tâche !! Mercredi 22 Février, premier jour de ce temps de
Carême, une cinquantaine d’enfants duC. M. étaient rassemblés pourpréparer et célébrer l’Imposition des
Cendres.
Dans un premier temps, ils sont ‘entrés en
eux-mêmes’ pour prendreconscience de ce
qu’ils sont, de ce qu’ils font, et voir de quelles habitudes et défauts ils
veulent se débarrasser. Ce qu’ils veulent rejeter, ils l’ont écrit sur un
papier…ces papiers ont été rassemblés et brûlés. Dans un second temps, chacun a
choisi ce qu’il voulait développer pendant ce temps de carême…quelles nouvelles
habitudes il voulait acquérir.Ils l’ont
écrit sur un papier en forme de cœur, et ces ‘petits cœurs’ avec leur contenu,
habillent un arbrisseau sec qui se revêtira de couleurs lors de la fête des
Rameaux.
Voici les mots qui sont écrits sur ces ‘cœurs’: Partage,
Généreux, Amitié, Amour, Douceur, Tendresse, Aider, Etre poli, Etre gentil,
Respect, Aiderses parents, Confiance,
Réconciliation, Disponibilité, Soutien, Ecoute, Patience, Prière, Joie,
Bonheur, Convivialité, Surprise.
Pour nous, adultes une double mission:
-D’abord, nous inspirant des mots écrits par des enfants, choisir celui/ceux (pas
plus de deux), qui va me permettre de quitter de vieilles habitudes pour en
acquérir de nouvelles, plus belles. -Mais aussi, savoir regarder les enfants et les
personnes avec un regard neuf pour percevoir leurs efforts de changement et les
valoriser. Puissions-nous ne jamais mériter cette réflexion
d’une adolescente de 14 ans: «J’avais un sale caractère (c’était
vrai !), j’ai fait de gros efforts pour me changer (c’est vrai
aussi), mais les gens continuent à me voir comme j’étais avant.. !!» Dans les mots écrits par ces enfants, repérer
ceux qui peuvent le mieux favoriser la bonne entente, les bonnes relations.
Bonne route de Carême…et n’oubliez pas, la Prière et la joie: c’est écrit.
Raoul
BOYER
Le Cinquantenaire du Concile
Dimanche après-midi 19 Février, nous étions une bonne cinquantaine, rassemblés
à la salle paroissiale à Espalion, pour écouter le Père J. RIGAL nous
introduire à l’intelligence des textes fondamentaux (Constitutions) du Concile.
Ils nous disent : - Peuple de Baptisés, nous sommes l’Eglise,
le Peuple de Dieu. - Baptisés, nous célébrons et nous laissons interpeller par
la Parole de Dieu. - Qui est cette Parole
de Dieu, comment nous est-elle parvenue,quel est son contenu. - Nous avons une vision de l’Homme, une conception de relation ‘Peuple de
Dieu / Monde’
Reconnaissons-le, du Concile nous retenons ce qui
est le plus visible: la liturgie de la Messe. Pour le reste nous retenons ce que nous avons
entendu dire…et ce qui va dans le sens de sens de ce que nous souhaitons.
Aussi, est-il important de nous approprier nous-mêmes ces textes
fondamentaux pour en comprendre l’esprit, voir d’où nous venons, et vers où le
Concile nous invite.
Pour cela, Que
dans chaque Relais Paroissial, se constituent des équipes (1, 2, 3..), chacune
ayant entre 5 et 7 membres. Que ces équipes se fixent une date pour une
première rencontre, et nous la communiquent. Nous sommes prêts à aider ces équipes. Nous leur
fournirons les documents que le diocèse a composés.Nous leur conseillons de commencer par le
dernier chapitre: la constitution ‘Gaudium et spes’,c’est la plus facile et la plus concrète.
Toute l’Eglise diocésaine se met en marche :
ne restons pas en marge du mouvement.
Lors de l’Eucharistie du 29 Avril (5ème dimanche du mois), chaque Relais communiquera auxautres, ce qu’il a fait, ce qu’il en a retiré.
Deux recommandations: - Autant que possible, faites une rencontre avant Pâques. - Lors de la messe dans votre Relais, vous
avez été informés. - Cette information par le Bulletin est pour vous unrappel. - Si un Relais est en ‘panne’ de volontaires, qu’il
s’unisse à un autre.
La Sobriété Bienheureuse
Janvier 2012
Quel
drôle de titre pour souhaiter une ‘Bonne Année’ !! Pourtant c’est bien de
cela dont il s’agit maintenant. Et je continue à souhaiter ‘Bonne Année’. Je
persiste à souhaiter de la Joie et du Bonheur.Mais force est de constater que souvent,
dans les mentalités, Joie et Bonheur vont de pair avec grande
consommation.Force est de constater que
bien des émissions télévisées…et la publicitéplus encore, nous indiquent que leurs auteurs n’ont décidément rien
compris à la situation actuelle.De gros
revenus peuvent-ils comprendre?Comment peuvent réagir ceux qui n’ont qu’une petite pension ?
Comment peuvent réagir ceux qui n’ont qu’un petit salaire pour faire vivre leur
famille ? A eux aussi, j’ose souhaiter de la joie et du Bonheur. Que
l’on s’offre quelques friandises et gâteries, quoi de plus normal ! Mais
on ne vit pas que de gâteries, sinon, on devient des gens gâtés !
Il
y a de la Joie et du Bonheur à éprouver de l’affection et la douceur au sein de
sa famille. Il y a de la Joie et du Bonheur à vivre en bonne entente entre
amis, voisins et collègues. Il
y a de la Joie et du Bonheur à aimer et se savoir aimé. Ce
qui fait la joie et le bonheur, ce n’est pas seulement ce qu’il y a dans
l’assiette, mais ce qu’il y a dans la tête et le cœur !! Chrétiens,
nous sommes disciples de Jésus qui, dés sa naissance a vécu dans la plus grande
sobriété, mais entouré de beaucoup d’amour. Nous
sommes disciples de Jésus que nous avons célébré à Noël. Puisons
dans notre cœur et notre Foi, notre Bonheur et notre Joie. La
situation actuelle étant ce qu’elle est, je souhaite que nous parvenions
à faire ce cheminement intérieur pour parvenir à la ‘Sobriété Bienheureuse’.
Cette expression, est le titre d’un
livre écrit par Pierre RAHBI, un philosophe Algérien qui vit frugalement
en Ardèche.
P. Raoul BOYER
S’approprier les textes du ConcileLe Bureau du Conseil Pastoral a décidé que le
5èmedimanche de janvier(29
Janvier) il y aura, en lieu et place d’homélie, une information quant à la
marche à suivre. Courant janvier un intervenant, avec une vidéo, nous aidera à
‘entrer’ dans la pensée et les textes du Concile.En fonction des disponibilités de cet
intervenant, nous fixerons la date de cette assemblée.Elle sera communiquée dans le prochain
Bulletin paroissial et dans les annonces des dimanches.
A LIRE
Des grottes de Lascaux, des Eyzies et
d’Altamira à celle de Bethléem
Décembre 2011
"Moi, Dieu, je n’ai jamais
cessé de penser à vous. Je vous voyais
progresser en humanité… Je contemplais votre esprit, votre intelligence se
développer…il y a quelques semaines j’ai été émerveillé d’entendre un enfant
d’à peine 4 ans dire à sa mère: «Maman,
je ne sais pas pourquoi je vis !» Question d’enfant, mais
question pas du tout enfantine! Question essentielle. Je n’ai jamais voulu
bousculer les hommes. Je n’ai jamais voulu les faire progresser à marche
forcée. Mon Esprit les a toujours accompagnés. Dés que l’homme a pu penser, il a manifesté cette même interrogation. Les grottes portent
les traces de ce questionnement. Mais
combien de millénaires a-t-il fallu pour qu’il parvienne à s’exprimer avec la
clarté de cet enfant !!
J’habitais les mythes
Babyloniens et Egyptiens; j’habitais la sagesse des Grecs et des Indous;
j’admirais leurs temples; j’écoutais attentivement les questions qu’ils
parvenaient à formuler… et leurs réponses, parfois naïves, souvent étonnantes.
Alors, j’ai pensé que les
hommes étaient devenus capables de formuler et communiquer, ce que mon Esprit
leur inspirerait.
Et des hommes sont entrés
dans l’histoire: Moïse, Elie, Samuel, Amos, Isaïe, Jérémie, Ezékiel.
Ah! Ces hommes! Entre eux et moi, quelle
complicité !!! Non seulement ils
percevaient mes pensées, mais aussi, ils exprimaient et m’adressaient les interrogations et récriminations de leurs
contemporains: «Yahvé, as-tu rejeté pour toujours ton peuple?…Es-tu dégoûté
de lui ? Nous as-tu abandonné pour toujours ? Ces cris de douleur, je les écoutais; je les
prenais au sérieux. Je leur répondais: «Consolez,
consolez mon peuple. Parlez au cœur de Jérusalem et dites lui que son service
est accompli, que sa faute est pardonnée… »
Parfois, je les avertissais.
Un jour j’ai dit à Samuel: «Les vues de Dieu ne sont pas celles de l‘homme,
car l’homme regarde l’apparence, mais moi je regarde le cœur…»
Ce qu’ils percevaient de mes
pensées…ce qu’ils me disaient des pensées des hommes a été consigné: c’est
l’Ancien Testament.
Il y a un peu plus de 2.000
ans, j’ai pensé que je pouvais parler aux hommes, directement, sans Intermédiaire.
Rencontrer, dialoguer, faire
un bout de chemin ensemble, c’est essentiel, c’est vital même. Alors je suis devenu un
homme, comme tous les hommes. J’ai reçu le nom de Jésus. Je suis né dans une grotte,
une de plus, à Bethléem.
Mais depuis les grottes de
Lascaux, Altamira, jusqu’à celle de Bethléem, quel cheminement !! Les
hommes préhistoriques ont laissé des fresques: moi je vous ai donné ma Parole!
Depuis ce temps, des hommes
et des femmes ne cessent, à leur tour, de rencontrer leurs semblables, de
dialoguer, de faire un bout de chemin avec eux et de porter au monde les
paroles que j’ai mises en leur cœur.
Moi,
Dieu, je suis content: j’ai apporté une Parole, une flamme; les hommes s’en
sont emparés, et chaque année, ils
fêtent ma venue en ce monde.
Joyeux Noël à vous tous.» P. Raoul BOYER
Des Racines et des Ailes(Novembre 2011)
Que
sont nos ‘Ailes’Tout au long de
l’année, nous allons et venons.Nous
courons pour être à l’heure au travail, à l’école et…tout simplement, arriver à
temps à table.Nous
faisons des projets pour le week-end, les futures vacances, pour les congés et
les fêtes. Notre imagination nous emporte aux quatre coins de la planète. Sauf
que notre planète, toute en rondeur, n’a pas de coin !! Quand
notre imagination se calme, nous nous prenons à rêver. Par
moment, nous nous arrêtons de vagabonder pour entrer en nous-même, pour penser
à ceux que nous aimons…pour nous relier à Dieu aussi. Ce
sont nos ailes: elles nous emportent au gré de notre imagination et de nos
rêves, au gré de nos affections et de nos prières.
Qu’en
est-il de nos ‘Racines’Elles existent
aussi.Chaque année, la fête de
Toussaint nous y ramène.N’est-ce pas le
sens de nos déplacements pour retrouver le lieu de notre enfance, là où vivent
/ vivaient nos parents, nos frères et sœurs?Que de kilomètres parcourus pour se rendre sur le lieu où sont inhumés nos
parents et grands-parents? Ils sont nos racines! Notre
vie, notre éducation, notre bonheur, notre existence sont enracinés dans leur
vie, leur amour et leur travail.Nous
avons besoin de puiser encore à cette source. Ecrivant
cela, je pense à tous ceux qui,ayant
été adoptés, font des démarches incessantes et recherchent pathétiquement ceux
qui leur ont donné la vie. Que
de kilomètres parcourus pour retrouver le village, le hameau et les amis
d’enfance! Avec
eux, nous pouvons vérifier notre enracinement, regarder le chemin parcouru,
retrouver les maisons, les arbres, les champs et les horizons : ils nous
parlent. Nous
avons besoin de nous désaltérer à la source originelle.
Ré-enracinementDe là, nous repartons retrouver ceux qui
sont nos compagnons: compagnons de travail, de quartier, d’association. Nous ne
sommes pas seuls; nul n’est une île. Nous sommes partie prenante du continent
‘humanité’.Cette certitude de ne pas
être seul, ce sentiment, ce désir,d’être relié, nous l’avons exprimé et vécu en nous rassemblant dans les
églises en ce jour de Toussaint. Nous
sommes désormais enracinés dans un quartier, un village, et plus largement,
dans un espace rural qui a son histoire, ses solidarités et son tissu de
relations. Il
y a toujours eu entre l’homme et l’arbre une secrète complicité;il est plus confortable pour lui d’être
planté dans une forêtque d’être seul en
rase campagne, battu par tous les vents.
Ecrivant
cela, me revient en mémoire cette réflexion d’un jeune couple qui s’est
installé sur une ferme: «Nous nous installons comme agriculteurs parce qu’il y
a des voisins, sinon, on ne s’installerait pas à la ferme.»Disant cela ils faisaient écho à cette
déclaration d’un responsable du monde agricole: «Les paysans ont plus besoin de
voisins que de terrain.»
Des ailes pour nous élever,des racines pour vivre; c’est ce qui nous
fait tenir debout !
P. Raoul BOYER
La Tourmente
et la Calotte… Octobre 2011
En ce mois
d’Août, alors que le monde était suspendu aux valeurs boursières, plus d’un
million de jeunes, à Madrid sur le site de Cuatro Vientos(sur la commune de Bessuéjouls il y a le
lieu dit des ‘treize vents’!)était
venu puiser aux valeurs de la Foi et de la fraternité.Samedi soir ils
écoutaient, priaient et chantaient malgré la chaleur torride.C’est alors que, subite et imprévisible, une
tourmente s’est abattue sur le site bien nommé, Cuatro Vientos : souffle
puissant et rafraîchissant qui emporta la calotte Papale!Et tous en sont revenus enthousiasmés prêts à
témoigner.Je me souviens que, il y a
longtemps, bien longtemps, ils étaient une bonne douzaine à être enfermés dans
une maison, quand, nous dit St Luc, «un vent violentsecoua la maison
où ils étaient rassemblés».Les
gens se demandaient ce qui s’était passé.Ils se sont rassemblés sur la place.C’est alors que Pierre et les autres, sortirent et se mirent à les
haranguer. Et tous les comprenaient
dans leur langue maternelle. Sur le site
de Cuatro Vientos, ils venaient de continents et de pays différents.Unis par une même Foi, ils se comprenaient et
tissaient des liens d’amitié.Ils
étaient 50.000 français. C’est le 1%
de leur génération; c’est peu, me direz-vous, mais c’est un fameux levain pour
que lève la pâte humaine. Au départ,
à Jérusalem, ils n’étaient que 12 !!! Environ un
million et demi rassemblés le dimanche matin pour l’Eucharistie,quelle instance, quelle organisation,
quelleidéologie même, pourrait animer
un tel rassemblement ? Plus
encore,qui au monde, quelle
organisation peut ainsi donner du sens, faire vivre des valeurs d'humanité et
insuffler de l’enthousiasme à tant de personnes ?Ils sont debout ! C’est tout de même autre chose que la
frénésie des spéculations boursières qui nous ruinent !Merci
à toi, notre Eglise, d’être toujours le ‘sel de la terre’ pour donner goût et
sens à notre vie.
Raoul Boyer
JMJ à Madrid
Octobre 2011
« Esta es la juventud del
Papa !! » , « Viva el Papa »ou encore
« Benedetto ! » Telles étaient les clameurs que l’on pouvait
entendre dans toutes les rues de toutes les villes de toutes les régions de
l’Espagne cet été ! Eh oui, 1 million de personnes qui débarquent dans un
pays pour prouver au monde entier que la jeunesse catholique existe bel et
bien, ça fait du bruit !
Après une veillée de départ à la fois très dynamique et très priante en
compagnie des paroissiens et des jeunes Alsaciens, nous voilà partis pour un
long trajet en bus qui nous mènera jusqu’au fin fond de l’Espagne, en
Andalousie où nous attendront nos familles d’accueil.
Le jeudi en début après-midi,
après une courte nuit impatiente, nous arrivons en contrée espagnole. La
chaleur de l’accueil est aussi élevée que celle de la température extérieure,
et ce n'est pas peu dire ! En effet, nous sommes reçus royalement et la
raison de cet accueil, le prêtre de la paroisse de Santomera nous la donnera le
jour de notre départ vers Madrid : « En vous accueillant, nous avons
accueilli le Christ. »
C’est alors que commencèrent les
4 jours qui resteront à jamais dans nos cœurs à tous de par leur richesse
spirituelle, humaine … et festive ! Entre célébrations dynamiques,
rencontres (et ce n’était que le début !), activités, détente (il en faut
bien un peu !), partage…tout n’a été que bonheur. Nous ne pouvons, au
passage, que remercier chaleureusement tous les volontaires de Santomera, les
organisateurs et bien entendu les familles qui ont mis tout leur cœur à
l’ouvrage et qui ont permis que l’on se soit aussi bien senti dans cette petite
paroisse. Un festival a clos ces 4 jours durant lequel nous avons pu présenter
quelques-unes de nos danses traditionnelles (brise-pieds, gigue) et auxquelles
les espagnols ont pris beaucoup de plaisir à participer ! Le lendemain,
c’est une dernière cérémonie qui nous attend. Emplie de foi, de partage, mais
aussi d’une certaine tristesse de partir et de quitter tous ces visages qui
nous auront tant apporté… Après la messe, c’était direction le parking où nous
attendaient nos deux bus. On comprend vite que l’heure est venue de se serrer
dans les bras pour se dire au revoir. Les larmes fusent, les souvenirs
remontent. On embrasse nos familles d’accueil. Les promesses de se revoir dans
un an font déjà surface. Il est l’heure de partir. Les bus démarrent, certains
téméraires courent après pour des derniers gestes de la main. Nous nous
rappellerons toujours de cet accueil si chaleureux auquel nous avons eu droit.
Ces 4 jours de bonheur resteront ancrés dans nos cœurs à jamais …
Après quelques heures de bus,
nous arrivons à Madrid pour y vivre le cœur des JMJ. Des milliers de jeunes
dans les rues, chaque groupe arborant son drapeau, des chansons à toutes les
rues, des photos avec tout le monde…nous sommes bien au rassemblement de jeunes
le plus impressionnant du monde ! S’ensuivront 5 jours intenses dans la
capitale. Plusieurs activités nous étaient proposées et chacun avait la
possibilité d’occuper sa journée à son
rythme. Ainsi, nous avons pu participer à des concerts, des adorations
eucharistiques avec la Communauté de Taizé ou tout un autre panel d’activités
culturelles et spirituelles. Nous logions dans un gymnase où, là encore, nous
avons été merveilleusement bien accueillis ! Le jeudi, nous avons
accueillis le Pape à Madrid. Enfin, quand on dit »on », cela signifie
environ 1 million de jeunes ! Le lendemain avait lieu le Chemin de Croix
et là encore, nous avons pu participer activement à cette communion entre les
jeunes présents et le Pape. A la fin du Chemin de Croix, les écrans géants
indiquaient : « Manana, nos vamos a Cuatro Vientos ! » ou
autrement dit « Demain, rendez-vous à Cuatro Vientos ! » Il faut croire que le mot avait été passé
puisque c’est environ 2 millions de jeunes qui se sont retrouvés sous la
chaleur caniculaire espagnole de l’aérodrome de Madrid ! Les pompiers ne
nous auraient pas arrosés avec leur lance à incendie s’ils avaient su que la
pluie viendrait s’abattre sur nous durant la veillée ! Cette pluie n’a
cependant pas découragé les jeunes esprits qui n’ont cessé de clamer le nom de
notre Pape ! Le calme est revenu pour l’adoration eucharistique,
impressionnante de silence et de partage. Puis c’est une courte nuit, la
dernière sur le territoire espagnol qui nous attendait. Le lendemain, réveil au
son des italiens, allemands et espagnols des alentours ! Le Pape adressa
son dernier message aux jeunes lors de la Messe de Clôture : « N'ayez
pas peur d'être catholiques, d'en témoigner toujours autour de vous avec
simplicité et sincérité ! » Alors, pour continuer sur ce chemin de foi,
rendez-vous dans 3 ans...à Rio de Janeiro !
TEMOIGNAGE D’UNE
JEUNE LYCEENNE.
Antoine
de Saint Exupéry disait : « Si
tu es différent de moi, loin de me léser mon frère, tu m’enrichis. »
Dans cette phrase apparaît toute la richesse de l’Hospitalité Aveyronnaise et
du pèlerinage à Lourdes. Aussi différents que nous soyons, anciens
hospitaliers, malades, personnes âgées, jeunes, nous venons tous à Lourdes avec
dans notre cœur la volonté d’être admiré par Dieu et par Marie, pour ce que
nous sommes au plus profond de nous.
Certains
apprécient ce pèlerinage pour l’aide précieuse qu’ils apportent aux malades
qu’elle soit spirituelle, humaine ou matérielle pour ceux qui ne peuvent plus
ou difficilement se déplacer.
Lourdes
a cette petite chose qui fait que nous n’avons pas de mal à laisser derrière
nous tout ce qui est matériel pour revenir à l’essentiel. Et cet essentiel ne
se résume qu’en un seul mot : l’Amour. Serait-il possible dans ce que l’on
appelle la vraie vie de se donner corps et âme pour une personne, de déborder
d’Amour pour elle tant elle nous touche ?
Et
finalement, la vraie vie n’est-elle pas là ? La réalité n’est-elle pas au
milieu de la maladie, de la vieillesse et de la solitude ?
Durant
ces 4 jours, nous avons pu pallier à tout ceci. Nous avons su, chacun à notre
manière, puiser au plus profond de nous pour aller allumer cette lumière, cette
étincelle qui brille en chacun de nous et qui fait que nous sommes capables,
malgré nos nombreuses différences, de s’accorder et de se réunir dans une même
communion de partage et de fraternité.
Voilà
ce qu’est l’Hospitalité : une foule de bérets bleus prête à vivre
intensément un Amour toujours plus grand au fil des années entre hospitaliers
et avec les malades ou personnes âgées. Donner mais recevoir encore plus. La
surprise que le pèlerinage en tant qu’hospitalier nous réserve est là. Donner
un sourire, une parole, une main. Recevoir de l’amitié, du respect, de la
reconnaissance, du bonheur à l’état pur, parfois même des larmes de joie. Une
dignité que l’on accueille, que l’on admire et qui nous permet de passer outre
nos petits malheurs quotidiens. C’est ainsi face à ces malades emplis d’espoir
que nous oublions le désespoir qui nous assaille en temps normal vis-à-vis
d’eux.
Le
pèlerinage à Lourdes, c’est un concentré d’humilité, de service, de bonheur, de
joie, de partage et d’Amour. Le sentiment d’être utile à tous points de vue. En
effet, comment ne pas être touché par un vieux monsieur qui pleure devant vous
en vous remerciant d’être présent à ses côtés ?
Le
pèlerinage, c’est une source à laquelle on vient puiser chaque année pour faire
le plein et vivre intensément le reste de l’année. Le plaisir est encore plus
grand quand il nous est donné la chance (comme il a été le cas pour 11 jeunes
cette année) de s’occuper de jeunes ados motivés, capables de donner de leur
temps, de leur bonne humeur et de leur dynamisme pour servir les plus petits
qu’eux et ainsi mettre en pratique la parole de Jésus. Et tout ceci, malgré la
fatigue bien présente tout au long de la journée !
En
bref, le pèlerinage à Lourdes est ce qu’il est et personne ne peut
véritablement décrire ce qu’il y vit car chacun profite de cette expérience
intense différemment. Les journées que l’on y vit sont tellement fortes
spirituellement, humainement et physiquement que les mots ne sont pas
suffisants pour exprimer nos ressentis.
En
clair : « Venez et
Voyez ! »
Témoignage de Lauriane Brégou., ancienne élève du Lycée de
L’Immaculée Conception d’Espalion, qui est entré à une prépa de littérature à
Montpellier