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PHOTOS du RALLYE de la paroisse 10/10/04

 

 

 

INFOS
  mise à jour  5 MAI  2012

    Dates à retenir

     Mercredi 6 Juin 10 h30 à Espalion, première Communion pour les enfants du C. M. 1 des Relais d’Espalion, Estaing et du Nayrac, qui ont au moins deux ans de catéchisme.

    Dimanche 10 Juin  10 h30 à Espalion, première Communion pour les enfants du C. M. 1 des Relais d’Espalion, Estaing et du Nayrac, qui ont au moins deux ans de catéchisme.

    Mercredi 20 Juin à Espalion, de 10h00 à 15 h00, Rassemblement et préparation au Sacrement de Réconciliation pour les enfants du C. E. 2 qui sont au catéchisme.

    Dimanche 23 Juin  11 h00, à St Côme,  première Communion pour les enfants du C.M.1des Relais de St Côme et St Chély, qui au moins deux ans de catéchisme.

Rencontre Nationale de la JICF à Rodez

Sur le thème :" La famille : des racines et des ailes ?"

Le week-end du 21-22 avril, a eu lieu à Rodez la rencontre Nationale de la JICF (Jeunesse Indépendante Chrétienne Féminine), mouvement d'Action Catholique pour les filles de 14 à 28 ans.

C'est avec beaucoup de plaisir que les filles de Rodez ont accueillie celles de différentes régions comme Paris, Montpellier, Alès, Espalion…  Ce fut l'occasion, pour certaines, de se retrouver et pour d'autres, de faire des rencontres.Durant 3 carrefours, nous nous sommes retrouvées en groupes pour partager et échanger autour d'un thème : "La famille : des racines et des ailes ?" Thème très riche qui nous a permis de réfléchir, en profondeur et en vérité :

-        Pour moi, qui est ma famille ? famille de cœur… famille de sang ?….

-        Ma famille, quelles racines me donne-t-elle ? Quelles ailes ?

La différence d'âge a permis de rendre les échanges surprenants et intéressants.

En veillée, les filles de l'Aveyron, nous avons fait découvrir aux autres, les danses traditionnelles de chez nous et les spécialités du département. Toutes ont été séduites par le gâteau à la broche et intriguées par les tripoux. La journée s'est achevée par un moment de prière et de calme.

Le lendemain, dimanche, un partage très fructueux et enrichissant, nous a fait réfléchir sur le chapitre 3 de la première lettre de St Jean : "Nous devons aimer, non pas avec des paroles et des discours mais par des actes et en vérité."

Ensuite, c'est tout naturellement que nous avons participé à une célébration, rendue vivante et dynamique grâce aux chants et aux prières préparés par l'Équipe Nationale.

 Malgré la pluie qui tombait à flots, cela ne nous a pas empêchées de passer un super week-end toutes ensemble. Mais très vite, après tous ces bons moments, il était déjà temps de se dire au revoir et pour toutes de rentrer la tête pleine de bons souvenirs avec… l'envie de revenir l'année prochaine...

 Quelques membres de l'équipe d'Espalion : Éléonore, Audrey, Mathilde, Marina.

 

                              Réflexions sur les textes du Concile                                         1 mai 2012

 Il y a cinquante ans, l’Eglise ‘s’asseyait pour faire le point’.   Dimanche 29 avril, 5ème  du mois, l’ensemble des Relais était rassemblé. Le mot d’accueil nous resituait par rapport  au concile: Un concile pour vérifier la Foi de l'Eglise, pour répertorier et prendre en compte les questions nouvelles que pose l’évolution des sciences et de la société, pour ajuster la manière d’annoncer et de célébrer afin que notre parole soit compréhensible aujourd’hui. Puis, au fil de la célébration de la Parole, les 6 équipes se sont exprimées.

Remontée de la réflexion des équipes:

 v «Nous étions 6 personnes réunis le mardi 17 avril autour du Père  Boyer pour relire et approfondir les enseignements du concile. C’est le chapitre 4 qui a retenu notre attention: "Quelle vision de l’Homme ?" et plus particulièrement: «l’homme aux prises avec les contradictions de notre temps» et «la dignité de l’homme.»

Ces textes écrits il y a cinquante ans sont d’une actualité saisissante, mettant en évidence des contradictions tout à fait actuelles, telles que, entre autres: richesse et famine – liberté et asservissement – échange des idées et  extrême diversité des opinions…

Le terme de ‘concile prophétique’ a bien toute sa place. L’homme prime sur toute considération, et en particulier, sur l’économie et le marché.

Est-ce bien ce que nous vivons aujourd’hui ?  De nombreux exemples actuels (respect de la planète, respect de la vie sous toutes ses formes, respect des différences…) nous montrent que cette dignité de l’homme est souvent bafouée. Une participante s’interrogeait: Quelle serait l’attitude de Jésus s’il revenait parmi nous aujourd’hui?  Ne chasserait-il pas les marchands  du temple?  Parole à méditer…

Une prochaine rencontre sera programmée au mois de mai.                                   - Une équipe d’Espalion

 v    C’est avec notre équipe de "néophytes (nouveaux baptisés) et nos accompagnateurs, que nous continuons à découvrir ce qu'est l'Eglise et que nous avons entrepris de réfléchir au "concile Vatican II". La première question pour nous, étant : « Qu’est-ce qu’un concile ? »

Pour nous dans l’Eglise tout est découverte et grâce à l’intervention compétente du Père Boyer et des documents proposés, nous avançons petit à petit dans la découverte de  son histoire : un peuple choisi par Dieu (nous en sommes la meilleure preuve !) un peuple structuré avec un évêque que nous avons eu la chance de rencontrer plusieurs fois dans notre démarche. Nous avons appris ce qu’est un diocèse et comment cela fonctionne.

Tout cela nous intéresse et nous avons décidé de continuer à nous réunir pour approfondir cette vie de l’Eglise à travers le concile Vat II et en utilisant le livret proposé par le diocèse.
Equipe Catéchuménats
 _

v «Le Relais d’Estaing s’est réuni trois fois.  Les deux premières rencontres ont pu constituer deux groupes de partage, et la troisième un seul.  Les thèmes ‘piochés’ dans le fascicule diocésain furent successivement:   *Le Peuple de Dieu, sa nature et son  identité.
                                  
*Le Peuple de Dieu, son visage et sa composition.
                                    *Le rapport de l’Eglise au monde.

Si, quasiment pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise, un concile a tenu à s’ouvrir au dialogue avec la modernité, du monde plutôt que de se défendre contre ses erreurs, il fût très enrichissant d’aborder ce thème de la nature de l’Eglise, de ses rapports internes et de ses rapports au monde. Nous avons découvert ou redécouvert que, au-delà de l’habituelle critique de l’Eglise-institution, il convenait de remettre le Christ en son centre, de corriger le cléricalisme contraignant, notamment par la participation accrue des laïcs aux réalités contemporaines du monde.»
Equipes d’Estaing -

v
 Lundi 16 avril, nous étions 17 personnes à nous retrouver ensemble, autour du  P Boyer, pour réfléchir sur l’évènement  VATICAN  II,  et précisément sur le texte : Quelle vision pour l’homme aujourd’hui ? L’Eglise solidaire de l’humanité et de son histoire. Oui, la solidarité humaine existe dans notre relais et au-delà. Oui, Dieu nous parle et nous nous sentons interpelles dans les évènements de la vie.

Le Pape Jean XXIII, par ce concile, a voulu faire entrer, un peu d’air frais dans l’Eglise.

Ce message, ce souffle de l’esprit saint, nous essayons de le porter dans nos visites aux malades, aux personnes seules, âgées, ou isolées. Message de réconfort à ceux qui sont dans la peine ou qui souffrent dans l’entraide. Au moment du concile, les générations se transmettaient les valeurs : Valeurs morales, Valeurs chrétiennes, Valeurs humaines

Aujourd’hui, les familles sont dispersées, envahies par le progrès. Les modes de vies sont différentes (la vie est trépidante : conséquences sur l’éducation des enfants, leurs comportements sont différents). Dieu a créé  l’homme à  son image et ce souffle d’air frais, par l’Esprit saint, que nous avons reçus au baptême, nous aide à respecter cette dignité humaine.
Equipe du Nayrac -

 

v «Vendredi 13 avril, 12 personnes du Relais de Sébrazac se sont retrouvées  avec le père Boyer, pour une réflexion sur les textes du Concile Vatican II.   Le thème était: «Quelle vision de l’Homme ?» 

A propos de texte  «l’homme aux prises avec les contradictions de son  temps», l’échange s’est engagé sur ces affirmations: «Le genre humain n’a regorgé de tant de richesses…et pourtant, une part considérable des habitants de globe est tourmentée par la faim et la misère…..Jamais les hommes n’ont eu un  sens aussi vif de la liberté, mais au même moment, surgissent de nouvelles formes d’asservissement social et psychique.»  Les questions étaient posées: «Quels sont les déséquilibres dans la société  locale et jusqu’au plan international? Quelles sont les réponses de l’homme d’aujourd’hui ainsi que de nos sociétés actuelles pour répondre à ces défis?  En quoi l’Eglise peut-elle répondre à ces défis?  En quoi l’Eglise peut-elle, aujourd’hui, contribuer à relever ce défi ?»

Dans notre recherche nous avons songé aux inégalités de niveau de vie entre les dirigeants des grosses sociétés, et celui des travailleurs de ces mêmes firmes; à l’eau potable qui est réservée à quelques-uns, lorsqu’une grande part des habitants de la planète n’en profite pas, cette denrée étant polluée par l’industrialisation de leur région.  Nous avons pensé au sort des agriculteurs qui parfois ne résistent pas face à la situation économique qui leur incombe alors qu’ils ont fourni beaucoup de travail, et que la contrepartie est insignifiante. Nous avons aussi soulevé l’émergence de solidarités locales organisées dans l’agriculture, sous diverses formes; la sensibilisation à l’environnement, faite auprès de tous et de nos enfants; l’entente entre les pays qui se maintient alors qu’ils sortaient, il y a plus d’un demi-siècle, de génocides et de violences atroces frappant les hommes. Nous, chrétiens, nous avons remarqué l’importance de mouvements comme le CCFD, le CMR, le service auprès des malades; mais nous avons constaté aussi que des chrétiens sont aujourd’hui persécutés. Un autre texte mentionne: «En Eglise peuvent, en même temps, être reconnues la dignité et la vocation de l’homme;  dans la Bible, l’homme a été créé à l’image de Dieu….il est un être social; sans relation avec autrui, il ne peut ni vivre, ni épanouir ses qualités.» Nous avons été surpris par le contenu très actuel de ses textes. D’autres rencontres suivront. Les personnes intéressées peuvent se joindre à la réflexion.» 
Equipe de Sébrazac -

 v   «Suivant la recommandation du diocèse, un petit groupe de quelques personnes s’est réuni à plusieurs reprises pour revisiter à plusieurs reprises les textes du concile. Choix du thème: à partir des multiples échanges spontanés auprès des chrétiens du relais notre choix s’est fixé sur les souvenirs qu’ils ont retenus et gardé du Concile Vatican II.  Pour la majorité des personnes, la réponse donnée immédiatement est: les changements dans la célébration de la messe; pour d’autres, plus jeunes, aucune connaissance des textes du Concile; aussi notre réflexion s’est orientée vers ‘la constitution sur la liturgie.’

La méthode de travail préconisée par le diocèse, sous forme d questions/réponses, nous a permis de redécouvrir ce qu’est la liturgie de l’Eglise, et nous appelle à un approfondissement de notre Foi; une redécouverte de notre identité de chrétien et de notre mission de baptisé dans l’Eglise, Peuple de Dieu et Corps du Christ, qui se nourrit de sa Parole et des Sacrements. Notre relais est un membre de ce grand  Corps qu’est l’Eglise; aussi, il est vital que nous soyons reliés aux autres relais par une communication plus effective. Toutes ces réflexions nous engagent à être plus attentifs aux gestes, aux paroles et au contenu des diverses célébrations des sacrements que nous vivons.»     Equipe de St Côme d’Olt

 

ACTUALITES

 

De la Grotte de Bethléem à la Grotte de Jérusalem (1 avril 2012)

     Nous, Notre Berger…et les Gourous

         Jésus venait  de parcourir le monde, incognito, bien sûr. Avant de repartir auprès de son Père, il tint  une conférence de presse.  Il disait : «Je suis le vrai Berger. De même que le berger risque sa vie pour sauver ses brebis,  moi aussi j’ai risqué. Le Père m’aime parce que je donne ma vie.

Le gourou n’est pas un vrai berger car ses adeptes ne lui tiennent pas à cœur. S’il voit venir le danger, si la justice le poursuit, il enivre ses adeptes de paroles mystérieuses, leur parle de transmigration vers les astres. Quant à lui, il s’enfuit à l’étranger avec leurs biens. Ce ne sont pas de vrais bergers; ce sont des manipulateurs pour qui les personnes ne comptent pas.

Le démon aime les gourous parce qu’ils sont des diviseurs qui prennent la vie de leurs adeptes.

         Moi, je suis le ‘Bon Pasteur’; je connais les baptisés par leur nom, comme le Père me connaît et que je connais le Père. Vous me connaissez, aussi, j’ai souvent été avec vous ces mois-ci pour tenir ma promesse d’être avec vous quand deux ou trois seraient réunis en mon Nom.  J’étais avec vous quand vous étiez réunis pour mieux comprendre les textes produits par mon Eglise. J’ai constaté que vous n’étiez pas seulement deux ou trois, mais six, huit, douze et même dix-sept. J’ai apprécié le sérieux de vos réunions. J’étais avec vous quand vous étiez rassemblés pour entendre et recevoir le résultat de votre travail.

         J’étais avec vous sur l’autel quand vous chantiez: ‘Tu es Seigneur notre Résurrection, Alléluia!’ Mais Il y a d’autres croyants qui n’appartiennent pas à mon Eglise: ceux-là aussi je veux les conduire.  Ils écouteront ma voix et il y aura un seul Peuple de Dieu uni, et un seul Pasteur.

Ma vie, personne n’a pu me l’enlever : c’est moi qui la donne. Vous vous souviendrez de cela chaque fois que vous vous réunirez pour rompre le Pain en mémoire de moi.         

                                              P. Raoul BOYER 1 mai  2012

 

De la Grotte de Bethléem à la Grotte de Jérusalem (1 avril 2012)

                 Jésus, tu es Fils de Dieu, mais aussi fils de la terre. Dans une grotte près de Bethléem tu es né;  dans une petite grotte creusée dans le roc, près de Jérusalem, tu es re-né, ressuscité pour la vie glorifiée. De la terre à la terre….Tu as été qualifié de ‘Roi d’humilité’.  Mais ce mot vient  du mot ‘humus’, la terre.

                Dans ce jardin où une tombe avait été creusée dans le roc, tu as été déposé à la ‘va vite’, car la nuit approchait et le son du shofar allait annoncer le début du sabbat. A Bethléem tu n’es pas né chez toi; à Jérusalem tu n’as pas été enseveli chez toi: toujours ‘de passage’.

                Avant que ne pointe l’aurore, quelques heures après minuit, Marie de Magdala et Marie mère de Jacques, s’acheminent vers le tombeau. Mais la tombe creusée dans le roc est vide. Notre terre aurait-elle pu retenir celui qui l’a créée ! Aurait-elle pu retenir celui qui y était né !!

Que s’est-il donc passé ?  Bouleversées elles font appel aux disciples. Eux aussi constatent le vide...

                Evidence au bout du flash back

Jean, fermant les yeux, voit en sa mémoire, défiler les moments importants de la vie de Jésus.

*Il voit la fête de l’amour à Cana: le vin est épuisé, mais Jésus agit et le vin peut réjouir les convives.

*Il se souvient de ce petit enfant mourant, à qui Jésus redonne la santé.

*Il voit ce paralytique à Bethesda qui, à l’appel de Jésus, se redresse et rentre chez lui.

*Il se souvient du pain donné à profusion à une foule assemblée pour l’écouter près du lac de Tibériade.

*Il entend encore le témoignage de Foi de l’aveugle de naissance, heureux de contempler Jésus.

*Il voit aussi Lazare de Béthanie qui, à l’appel de Jésus, sort de son tombeau devant une foule ébahie.

     Jean constate que du premier à ce sixième signe il y a une progression dans la restauration de la vie.

«Mais alors, se dit-il, ce tombeau vide, n’est-ce pas le septième signe?  Sept, c’est le chiffre parfait !

  Et ce septième signe, n’est-il pas l’écho amplifié du premier, celui de Cana!  C’est la fête de la vie !!»

  Jean, ouvre les yeux, et parlant de lui-même a cette phrase courte, brève et lapidaire révélatrice du
   choc de l’évidence: «Il vit et il crut.» 

Jésus, tu es venu apporter le feu sur notre terre: le feu de la vie.

Patiemment tu as soufflé sur les braises de nos vies.  De Cana à Béthanie, les brindilles de vie se sont réchauffées. En ce petit matin de Pâques, les  brindilles sont incandescentes: la vie est là, le feu a pris !! Le feu de la vie a surgi comme bondit et réchauffe le feu de la vigile pascale: flammes joyeuses et pétillantes. Parti de la tombe près du Calvaire, le feu de la vie s’est propagé jusqu’aux extrémités de la terre. 

Qui donc pourrait l’arrêter, les persécutions? elles ont été nombreuses mais n’ont pu stopper sa propagation!  la dérision? elle ne fait que conforter nos convictions!  Nous chantons ‘Christ est ressuscité’!

      Chrétiens, nous sommes porteurs de cette flamme surgie en ce premier matin de Pâques.

Que faisons-nous de ce feu? Continue-t-il à réchauffer notre Foi? Continue-t-il à réchauffer le monde?

            «Jésus, tu le constate, en France  et en Europe, le nombre de chrétiens diminue, le feu semble s’assoupir; est-ce pour mieux rebondir: ce ne serait pas la première fois !»

En France, pendant la vigile pascale, environ 3.000 jeunes et adultes ont été baptisés et ont reçu la flamme allumée au cierge pascal.  Pendant cette même vigile pascale, à Espalion, deux adolescents ont été baptisés et ont tenue en main la flamme  issue du cierge pascal.

     «Jésus, envoie ton Esprit. Qu’il garde vivant en nous, le feu de la vie.»                           

                                    P. Raoul BOYER 1 avril 2012

 

 

Nouvelles Habitudes 

                                      Mars 2012

Habit-udes  Dans le mot ‘habitude’, il y a le mot ‘habit’.  Une habitude, c’est ce qui nous habille, ce qui nous rend repérable: «Dis-moi comment tu t’habilles et je te dirai qui tu es… Dis-moi qu’elles sont tes habitudes et je te dirai comment je te vois…» Une habitude c’est ce qui cache, voile ou caractérise notre personne. Si nos habitudes sont quelque peu gênantes ou désagréables, on nous dit que nous sommes original…que nous avons des tics, des manies…ou pire encore, que nous sommes maniaque. 

Quitter nos vieilles habitudes  comme on quitte de vieux habits,  pour ne pas faire ou être’  ‘comme d’habitude’ signifie que nous parvenions à en acquérir de nouvelles, car on ne peutpas vivre sans quelque habitude qui nous habille et donne de la couleur à notre personne.

Le carême… C’est ce travail qui nous est proposé pendant le temps du Carême. Rude tâche !!
Mercredi 22 Février, premier jour de ce temps de Carême, une cinquantaine d’enfants duC. M. étaient rassemblés pour
  préparer et célébrer l’Imposition des Cendres.

Dans un premier temps, ils sont ‘entrés en eux-mêmes’ pour prendre  conscience de ce qu’ils sont, de ce qu’ils font, et voir de quelles habitudes et défauts ils veulent se débarrasser. Ce qu’ils veulent rejeter, ils l’ont écrit sur un papier…ces papiers ont été rassemblés et brûlés. Dans un second temps, chacun a choisi ce qu’il voulait développer pendant ce temps de carême…quelles nouvelles habitudes il voulait acquérir.  Ils l’ont écrit sur un papier en forme de cœur, et ces ‘petits cœurs’ avec leur contenu, habillent un arbrisseau sec qui se revêtira de couleurs lors de la fête des Rameaux.

Voici les mots qui sont écrits sur ces ‘cœurs’: Partage, Généreux, Amitié, Amour, Douceur, Tendresse, Aider, Etre poli, Etre gentil, Respect, Aider  ses parents, Confiance, Réconciliation, Disponibilité, Soutien, Ecoute, Patience, Prière, Joie, Bonheur, Convivialité, Surprise.

Pour nous, adultes une double mission: -D’abord, nous inspirant des mots écrits par des enfants, choisir celui/ceux (pas plus de deux), qui va me permettre de quitter de vieilles habitudes pour en acquérir de nouvelles, plus belles.
-Mais aussi, savoir regarder les enfants et les personnes avec un regard neuf pour percevoir leurs efforts de changement et les valoriser.
Puissions-nous ne jamais mériter cette réflexion d’une adolescente de 14 ans: «J’avais un sale caractère (c’était vrai !), j’ai fait de gros efforts pour me changer (c’est vrai aussi), mais les gens continuent à me voir comme j’étais avant.. !!»
Dans les mots écrits par ces enfants, repérer ceux qui peuvent le mieux favoriser la bonne entente, les bonnes relations. Bonne route de Carême…et n’oubliez pas, la Prière et la joie: c’est écrit.

                                          Raoul BOYER

 

                Le Cinquantenaire du Concile 

Dimanche après-midi 19 Février, nous étions une bonne cinquantaine, rassemblés à la salle paroissiale à Espalion, pour écouter le Père J. RIGAL nous introduire à l’intelligence des textes fondamentaux (Constitutions) du Concile.

Ils nous disent :
   
- Peuple de Baptisés, nous sommes l’Eglise, le Peuple de Dieu.
    - Baptisés, nous célébrons et nous laissons interpeller par la Parole de Dieu. 
    - Qui est cette Parole de Dieu, comment nous est-elle parvenue,  quel est son contenu.
    - Nous avons une vision de l’Homme, une conception de relation ‘Peuple de Dieu / Monde’

Reconnaissons-le, du Concile nous retenons ce qui est le plus visible: la liturgie de la Messe. Pour le reste nous retenons ce que nous avons entendu dire…et ce qui va dans le sens de sens de ce que nous souhaitons.

           Aussi, est-il important de nous approprier nous-mêmes ces textes fondamentaux pour en comprendre l’esprit, voir d’où nous venons, et vers où le Concile nous invite.

Pour cela, Que dans chaque Relais Paroissial, se constituent des équipes (1, 2, 3..), chacune ayant entre 5 et 7 membres.
Que ces équipes se fixent une date pour une première rencontre, et nous la communiquent.
Nous sommes prêts à aider ces équipes. Nous leur fournirons les documents que le diocèse a composés.  Nous leur conseillons de commencer par le dernier chapitre: la constitution ‘Gaudium et spes’,  c’est la plus facile et la plus concrète.

Toute l’Eglise diocésaine se met en marche : ne restons pas en marge du mouvement.

Lors de l’Eucharistie du 29 Avril (5ème dimanche du mois), chaque Relais communiquera aux autres, ce qu’il a fait, ce qu’il en a retiré.

Deux recommandations:
  - Autant que possible, faites une rencontre avant Pâques. 
  - Lors de la messe dans votre Relais, vous avez été informés.
  - Cette information par le Bulletin est pour vous un  rappel.

  - 
Si un Relais est en ‘panne’ de volontaires, qu’il s’unisse à un autre.

 

 

                La Sobriété Bienheureuse

                         Janvier 2012

                         

Quel drôle de titre pour souhaiter une ‘Bonne Année’ !! Pourtant c’est bien de cela dont il s’agit maintenant. Et je continue à souhaiter ‘Bonne Année’. Je persiste à souhaiter de la Joie et du Bonheur.  Mais force est de constater que souvent, dans les mentalités, Joie et Bonheur vont de pair avec grande consommation.  Force est de constater que bien des émissions télévisées…et la publicité  plus encore, nous indiquent que leurs auteurs n’ont décidément rien compris à la situation actuelle.  De gros revenus peuvent-ils comprendre?  Comment peuvent réagir ceux qui n’ont qu’une petite pension ? Comment peuvent réagir ceux qui n’ont qu’un petit salaire pour faire vivre leur famille ? A eux aussi, j’ose souhaiter de la joie et du Bonheur.
Que l’on s’offre quelques friandises et gâteries, quoi de plus normal !
Mais on ne vit pas que de gâteries, sinon, on devient des gens gâtés !

Il y a de la Joie et du Bonheur à éprouver de l’affection et la douceur au sein de sa famille. Il y a de la Joie et du Bonheur à vivre en bonne entente entre amis, voisins et collègues.
Il y a de la Joie et du Bonheur à aimer et se savoir aimé.
Ce qui fait la joie et le bonheur, ce n’est pas seulement ce qu’il y a dans l’assiette, mais ce qu’il y a dans la tête et le cœur !!
Chrétiens, nous sommes disciples de Jésus qui, dés sa naissance a vécu dans la plus grande sobriété, mais entouré de beaucoup d’amour.
Nous sommes disciples de Jésus que nous avons célébré à Noël.
Puisons dans notre cœur et notre Foi, notre Bonheur et notre Joie.
La situation actuelle étant ce qu’elle est, je souhaite que nous parvenions à faire ce cheminement intérieur pour parvenir à la ‘Sobriété Bienheureuse’.

     Cette expression, est le titre d’un livre écrit par Pierre RAHBI, un philosophe Algérien qui vit frugalement en Ardèche.

P. Raoul BOYER

 

 

 


S’approprier les textes du Concile  Le Bureau du Conseil Pastoral a décidé que le 5èmedimanche de janvier  (29 Janvier) il y aura, en lieu et place d’homélie, une information quant à la marche à suivre. Courant janvier un intervenant, avec une vidéo, nous aidera à ‘entrer’ dans la pensée et les textes du Concile.  En fonction des disponibilités de cet intervenant, nous fixerons la date de cette assemblée.   Elle sera communiquée dans le prochain Bulletin paroissial et dans les annonces des dimanches.


  A LIRE  

 

Des grottes de Lascaux, des Eyzies et d’Altamira à celle de Bethléem

                                Décembre 2011

               "Moi, Dieu, je n’ai jamais cessé de penser à vous.  Je vous voyais progresser en humanité… Je contemplais votre esprit, votre intelligence se développer…il y a quelques semaines j’ai été émerveillé d’entendre un enfant d’à peine 4 ans  dire à sa mère: «Maman, je ne sais pas pourquoi je vis !»
Question d’enfant, mais question pas du tout enfantine! Question essentielle.
         Je n’ai jamais voulu bousculer les hommes. Je n’ai jamais voulu les faire progresser à marche forcée. Mon Esprit les a toujours accompagnés.  Dés que l’homme a pu penser, il a manifesté  cette même interrogation. Les grottes portent les traces de ce questionnement.  Mais combien de millénaires a-t-il fallu pour qu’il parvienne à s’exprimer avec la clarté de cet enfant !!

J’habitais les mythes Babyloniens et Egyptiens; j’habitais la sagesse des Grecs et des Indous; j’admirais leurs temples; j’écoutais attentivement les questions qu’ils parvenaient à formuler… et leurs réponses, parfois naïves, souvent étonnantes.

Alors, j’ai pensé que les hommes étaient devenus capables de formuler et communiquer, ce que mon Esprit leur inspirerait.

Et des hommes sont entrés dans l’histoire: Moïse, Elie, Samuel, Amos, Isaïe, Jérémie, Ezékiel.

Ah! Ces hommes!  Entre eux et moi, quelle complicité !!!   Non seulement ils percevaient mes pensées, mais aussi, ils exprimaient et m’adressaient  les interrogations et récriminations de leurs contemporains: «Yahvé, as-tu rejeté pour toujours ton peuple?…Es-tu dégoûté de lui ? Nous as-tu abandonné pour toujours ?    Ces cris de douleur, je les écoutais; je les prenais au sérieux.  Je leur répondais: «Consolez, consolez mon peuple. Parlez au cœur de Jérusalem et dites lui que son service est accompli, que sa faute est pardonnée… »

Parfois, je les avertissais. Un jour j’ai dit à Samuel: «Les vues de Dieu ne sont pas celles de l‘homme, car l’homme regarde l’apparence, mais moi je regarde le cœur…» 

Ce qu’ils percevaient de mes pensées…ce qu’ils me disaient des pensées des hommes a été consigné: c’est l’Ancien Testament.

Il y a un peu plus de 2.000 ans, j’ai pensé que je pouvais parler aux hommes, directement, sans Intermédiaire.
Rencontrer, dialoguer, faire un bout de chemin ensemble, c’est essentiel, c’est vital même.
Alors je suis devenu un homme, comme tous les hommes. J’ai reçu le nom de Jésus.
Je suis né dans une grotte, une de plus, à Bethléem.

Mais depuis les grottes de Lascaux, Altamira, jusqu’à celle de Bethléem, quel cheminement !! Les hommes préhistoriques ont laissé des fresques: moi je vous ai donné ma Parole!

Depuis ce temps, des hommes et des femmes ne cessent, à leur tour, de rencontrer leurs semblables, de dialoguer, de faire un bout de chemin avec eux et de porter au monde les paroles que j’ai mises en leur cœur.

Moi, Dieu, je suis content: j’ai apporté une Parole, une flamme; les hommes s’en sont emparés,  et chaque année, ils fêtent ma venue en ce monde.

                        Joyeux Noël à vous tous.»            P. Raoul BOYER

 

                                             Des Racines et des Ailes(Novembre 2011)

Que sont nos ‘Ailes’  Tout au long de l’année, nous allons et venons.  Nous courons pour être à l’heure au travail, à l’école et…tout simplement, arriver à temps à table.Nous faisons des projets pour le week-end, les futures vacances, pour les congés et les fêtes. Notre imagination nous emporte aux quatre coins de la planète.
Sauf que notre planète, toute en rondeur, n’a pas de coin !!

Quand notre imagination se calme, nous nous prenons à rêver.
Par moment, nous nous arrêtons de vagabonder pour entrer en nous-même, pour penser à ceux que nous aimons…pour nous relier à Dieu aussi.
Ce sont nos ailes: elles nous emportent au gré de notre imagination et de nos rêves, au gré de nos affections et de nos prières.
 

Qu’en est-il de nos ‘Racines  Elles existent aussi.  Chaque année, la fête de Toussaint nous y ramène.  N’est-ce pas le sens de nos déplacements pour retrouver le lieu de notre enfance, là où vivent / vivaient nos parents, nos frères et sœurs?   Que de kilomètres parcourus pour se rendre sur le lieu où sont inhumés nos parents et grands-parents? Ils sont nos racines!
Notre vie, notre éducation, notre bonheur, notre existence sont enracinés dans leur vie, leur amour et leur travail.  Nous avons besoin de puiser encore à cette source.
Ecrivant cela, je pense à tous ceux qui,  ayant été adoptés, font des démarches incessantes et recherchent pathétiquement ceux qui leur ont donné la vie.
Que de kilomètres parcourus pour retrouver le village, le hameau et les amis d’enfance!
Avec eux, nous pouvons vérifier notre enracinement, regarder le chemin parcouru, retrouver les maisons, les arbres, les champs et les horizons : ils nous parlent.
Nous avons besoin de nous désaltérer à la source originelle.
 

Ré-enracinement   De là, nous repartons retrouver ceux qui sont nos compagnons: compagnons de travail, de quartier, d’association. Nous ne sommes pas seuls; nul n’est une île. Nous sommes partie prenante du continent ‘humanité’.   Cette certitude de ne pas être seul, ce sentiment, ce désir,  d’être relié, nous l’avons exprimé et vécu en nous rassemblant dans les églises en ce jour de Toussaint.
Nous sommes désormais enracinés dans un quartier, un village, et plus largement, dans un espace rural qui a son histoire, ses solidarités et son tissu de relations.
Il y a toujours eu entre l’homme et l’arbre une secrète complicité;  il est plus confortable pour lui d’être planté dans une forêt  que d’être seul en rase campagne, battu par tous les vents.

Ecrivant cela, me revient en mémoire cette réflexion d’un jeune couple qui s’est installé sur une ferme: «Nous nous installons comme agriculteurs parce qu’il y a des voisins, sinon, on ne s’installerait pas à la ferme.»   Disant cela ils faisaient écho à cette déclaration d’un responsable du monde agricole: «Les paysans ont plus besoin de voisins que de terrain.» 

     Des ailes pour nous élever,  des racines pour vivre; c’est ce qui nous fait tenir debout !

                                                                                               P. Raoul BOYER

 

La Tourmente et la Calotte
                                                                                                                        Octobre 2011

                      En ce mois d’Août, alors que le monde était suspendu aux valeurs boursières, plus d’un million de jeunes, à Madrid sur le site de Cuatro Vientos  (sur la commune de Bessuéjouls il y a le lieu dit des ‘treize vents’!)  était venu puiser aux valeurs de la Foi et de la fraternité.   Samedi soir ils écoutaient, priaient et chantaient malgré la chaleur torride. C’est alors que, subite et imprévisible, une tourmente s’est abattue sur le site bien nommé, Cuatro Vientos : souffle puissant et rafraîchissant qui emporta la calotte Papale!  Et tous en sont revenus enthousiasmés prêts à témoigner. Je me souviens que, il y a longtemps, bien longtemps, ils étaient une bonne douzaine à être enfermés dans une maison, quand, nous dit St Luc, «un vent violent secoua la maison où ils étaient rassemblés». Les gens se demandaient ce qui s’était passé. Ils se sont rassemblés sur la place. C’est alors que Pierre et les autres, sortirent et se mirent à les haranguer. Et tous les comprenaient dans leur langue maternelle.
Sur le site de Cuatro Vientos, ils venaient de continents et de pays différents.
  Unis par une même Foi, ils se comprenaient et tissaient des liens d’amitié. Ils étaient 50.000 français. C’est le 1% de leur génération; c’est peu, me direz-vous, mais c’est un fameux levain pour que lève la pâte humaine. Au départ, à Jérusalem, ils n’étaient que 12 !!!
Environ un million et demi rassemblés le dimanche matin pour l’Eucharistie,
  quelle instance, quelle organisation, quelle  idéologie même, pourrait animer un tel rassemblement ?
Plus encore,
  qui au monde, quelle organisation peut ainsi donner du sens, faire vivre des valeurs d'humanité et insuffler de l’enthousiasme à tant de personnes ? Ils sont debout !
C’est tout de même autre chose que la frénésie des spéculations boursières qui nous ruinent !Merci à toi, notre Eglise, d’être toujours le ‘sel de la terre’ pour donner goût et sens à notre vie.

Raoul Boyer

 

JMJ à Madrid

    Octobre 2011
     

               « Esta es la juventud del Papa !! » , « Viva el Papa » ou encore « Benedetto ! » Telles étaient les clameurs que l’on pouvait entendre dans toutes les rues de toutes les villes de toutes les régions de l’Espagne cet été ! Eh oui, 1 million de personnes qui débarquent dans un pays pour prouver au monde entier que la jeunesse catholique existe bel et bien, ça fait du bruit !

               Après une veillée de départ à la fois très dynamique et très priante en compagnie des paroissiens et des jeunes Alsaciens, nous voilà partis pour un long trajet en bus qui nous mènera jusqu’au fin fond de l’Espagne, en Andalousie où nous attendront nos familles d’accueil.

               Le jeudi en début après-midi, après une courte nuit impatiente, nous arrivons en contrée espagnole. La chaleur de l’accueil est aussi élevée que celle de la température extérieure, et ce n'est pas peu dire ! En effet, nous sommes reçus royalement et la raison de cet accueil, le prêtre de la paroisse de Santomera nous la donnera le jour de notre départ vers Madrid : « En vous accueillant, nous avons accueilli le Christ. »

               C’est alors que commencèrent les 4 jours qui resteront à jamais dans nos cœurs à tous de par leur richesse spirituelle, humaine … et festive ! Entre célébrations dynamiques, rencontres (et ce n’était que le début !), activités, détente (il en faut bien un peu !), partage…tout n’a été que bonheur. Nous ne pouvons, au passage, que remercier chaleureusement tous les volontaires de Santomera, les organisateurs et bien entendu les familles qui ont mis tout leur cœur à l’ouvrage et qui ont permis que l’on se soit aussi bien senti dans cette petite paroisse. Un festival a clos ces 4 jours durant lequel nous avons pu présenter quelques-unes de nos danses traditionnelles (brise-pieds, gigue) et auxquelles les espagnols ont pris beaucoup de plaisir à participer ! Le lendemain, c’est une dernière cérémonie qui nous attend. Emplie de foi, de partage, mais aussi d’une certaine tristesse de partir et de quitter tous ces visages qui nous auront tant apporté… Après la messe, c’était direction le parking où nous attendaient nos deux bus. On comprend vite que l’heure est venue de se serrer dans les bras pour se dire au revoir. Les larmes fusent, les souvenirs remontent. On embrasse nos familles d’accueil. Les promesses de se revoir dans un an font déjà surface. Il est l’heure de partir. Les bus démarrent, certains téméraires courent après pour des derniers gestes de la main. Nous nous rappellerons toujours de cet accueil si chaleureux auquel nous avons eu droit. Ces 4 jours de bonheur resteront ancrés dans nos cœurs à jamais …

              Après quelques heures de bus, nous arrivons à Madrid pour y vivre le cœur des JMJ. Des milliers de jeunes dans les rues, chaque groupe arborant son drapeau, des chansons à toutes les rues, des photos avec tout le monde…nous sommes bien au rassemblement de jeunes le plus impressionnant du monde ! S’ensuivront 5 jours intenses dans la capitale. Plusieurs activités nous étaient proposées et chacun avait la possibilité d’occuper  sa journée à son rythme. Ainsi, nous avons pu participer à des concerts, des adorations eucharistiques avec la Communauté de Taizé ou tout un autre panel d’activités culturelles et spirituelles. Nous logions dans un gymnase où, là encore, nous avons été merveilleusement bien accueillis ! Le jeudi, nous avons accueillis le Pape à Madrid. Enfin, quand on dit »on », cela signifie environ 1 million de jeunes ! Le lendemain avait lieu le Chemin de Croix et là encore, nous avons pu participer activement à cette communion entre les jeunes présents et le Pape. A la fin du Chemin de Croix, les écrans géants indiquaient : « Manana, nos vamos a Cuatro Vientos ! » ou autrement dit « Demain, rendez-vous à Cuatro Vientos ! » Il  faut croire que le mot avait été passé puisque c’est environ 2 millions de jeunes qui se sont retrouvés sous la chaleur caniculaire espagnole de l’aérodrome de Madrid ! Les pompiers ne nous auraient pas arrosés avec leur lance à incendie s’ils avaient su que la pluie viendrait s’abattre sur nous durant la veillée ! Cette pluie n’a cependant pas découragé les jeunes esprits qui n’ont cessé de clamer le nom de notre Pape ! Le calme est revenu pour l’adoration eucharistique, impressionnante de silence et de partage. Puis c’est une courte nuit, la dernière sur le territoire espagnol qui nous attendait. Le lendemain, réveil au son des italiens, allemands et espagnols des alentours ! Le Pape adressa son dernier message aux jeunes lors de la Messe de Clôture : « N'ayez pas peur d'être catholiques, d'en témoigner toujours autour de vous avec simplicité et sincérité ! » Alors, pour continuer sur ce chemin de foi, rendez-vous dans 3 ans...à Rio de Janeiro !

 

 

TEMOIGNAGE D’UNE JEUNE LYCEENNE.

Antoine de Saint Exupéry disait : « Si tu es différent de moi, loin de me léser mon frère, tu m’enrichis. » Dans cette phrase apparaît toute la richesse de l’Hospitalité Aveyronnaise et du pèlerinage à Lourdes. Aussi différents que nous soyons, anciens hospitaliers, malades, personnes âgées, jeunes, nous venons tous à Lourdes avec dans notre cœur la volonté d’être admiré par Dieu et par Marie, pour ce que nous sommes au plus profond de nous.

Certains apprécient ce pèlerinage pour l’aide précieuse qu’ils apportent aux malades qu’elle soit spirituelle, humaine ou matérielle pour ceux qui ne peuvent plus ou difficilement se déplacer.

Lourdes a cette petite chose qui fait que nous n’avons pas de mal à laisser derrière nous tout ce qui est matériel pour revenir à l’essentiel. Et cet essentiel ne se résume qu’en un seul mot : l’Amour. Serait-il possible dans ce que l’on appelle la vraie vie de se donner corps et âme pour une personne, de déborder d’Amour pour elle tant elle nous touche ?

Et finalement, la vraie vie n’est-elle pas là ? La réalité n’est-elle pas au milieu de la maladie, de la vieillesse et de la solitude ?

Durant ces 4 jours, nous avons pu pallier à tout ceci. Nous avons su, chacun à notre manière, puiser au plus profond de nous pour aller allumer cette lumière, cette étincelle qui brille en chacun de nous et qui fait que nous sommes capables, malgré nos nombreuses différences, de s’accorder et de se réunir dans une même communion de partage et de fraternité.

Voilà ce qu’est l’Hospitalité : une foule de bérets bleus prête à vivre intensément un Amour toujours plus grand au fil des années entre hospitaliers et avec les malades ou personnes âgées. Donner mais recevoir encore plus. La surprise que le pèlerinage en tant qu’hospitalier nous réserve est là. Donner un sourire, une parole, une main. Recevoir de l’amitié, du respect, de la reconnaissance, du bonheur à l’état pur, parfois même des larmes de joie. Une dignité que l’on accueille, que l’on admire et qui nous permet de passer outre nos petits malheurs quotidiens. C’est ainsi face à ces malades emplis d’espoir que nous oublions le désespoir qui nous assaille en temps normal vis-à-vis d’eux.

Le pèlerinage à Lourdes, c’est un concentré d’humilité, de service, de bonheur, de joie, de partage et d’Amour. Le sentiment d’être utile à tous points de vue. En effet, comment ne pas être touché par un vieux monsieur qui pleure devant vous en vous remerciant d’être présent à ses côtés ?

Le pèlerinage, c’est une source à laquelle on vient puiser chaque année pour faire le plein et vivre intensément le reste de l’année. Le plaisir est encore plus grand quand il nous est donné la chance (comme il a été le cas pour 11 jeunes cette année) de s’occuper de jeunes ados motivés, capables de donner de leur temps, de leur bonne humeur et de leur dynamisme pour servir les plus petits qu’eux et ainsi mettre en pratique la parole de Jésus. Et tout ceci, malgré la fatigue bien présente tout au long de la journée !

En bref, le pèlerinage à Lourdes est ce qu’il est et personne ne peut véritablement décrire ce qu’il y vit car chacun profite de cette expérience intense différemment. Les journées que l’on y vit sont tellement fortes spirituellement, humainement et physiquement que les mots ne sont pas suffisants pour exprimer nos ressentis.

En clair : « Venez et Voyez ! »

Témoignage de Lauriane Brégou., ancienne élève du Lycée de L’Immaculée Conception d’Espalion, qui est entré à une prépa de littérature à Montpellier

 
 

                      


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